Les 4 cousins dans le Morvan
Il était une fois 4 cousins qui habitaient une chaumière au milieu de la forêt du Morvan. Cette maison était au milieu d’une clairière, elle-même en pleine forêt de chênes, de hêtres et de bouleaux.
Ils vivaient heureux avec leurs parents et leurs grand-parents. Les parents cultivaient un potager dont ils récoltaient les pommes de terre, les carottes, la salade et les haricots. Ils avaient aussi une vache Blanchenez, qui leur donnait du lait chaque jour, ainsi qu’un cheval, Romarin, qui tirait la charrette et la charrue. Les papas allaient chercher le bois dans la forêt et le cheval tirait le bois dans la charrette.
Les parents disaient toujours aux enfants de ne jamais s’aventurer seuls dans la forêt.
Un jour cependant, Marcel proposa aux 3 autres d’aller se promener dans la forêt. Emile et Léon ne voulaient pas, mais Marcel réussit à les convaincre, et ils partirent tous les quatre de bonne heure le matin sans prévenir les parents ! Emile avait pris son poignard, Léon avait pris sa corde et son crochet, Henri avait emmené son épée (mon lépée), Marcel lui n’avait pris que son appareil photo !
Arrivés dans la forêt, ils ne voyaient pas grand-chose car la forêt était très dense et les arbres ne laissaient pas passer la lumière du soleil.
Mais ils avançaient en chantant : « tilalilalère, tilalilalè-ère, tilalilalère, tilalilalè-ère…. » sans se rendre compte des dangers de la forêt.
En effet quelques instants plus tard, un loup surgit devant eux en ouvrant grand sa gueule avec des dents énormes! Emile n’eut même pas peur et brandit son poignard devant le loup affamé ; celui-ci s’écroula devant les 4 cousins la gorge tranchée, au milieu du chemin.
Ils passèrent au dessus du loup et avancèrent encore plus loin dans la forêt.
Au bout d’une heure ils arrivèrent devant une caverne et entrèrent dedans sauf Marcel qui avait peur. Emile, Henri et Léon pénétrèrent de plus en plus loin, dans le noir.
Tout à coup, un monstre gigantesque, surgit devant eux. De sa gueule sortaient une langue rouge et des flammes de 2 mètres. Henri, même pas peur, sortit son épée et transperça le ventre du monstre qui s’écroula en rugissant : « je vais vous attraper et vous man…. ». Il n’a pas pu finir sa phrase : il mourut sur le sol juste à l’entrée de la caverne, bloquant la sortie pour les 3 cousins à l’intérieur.
Léon sortit sa corde et son crochet, l’accrocha au plafond de la caverne. En s’élançant, ils purent passer au dessus du monstre et rejoindre ainsi Marcel.
Ils continuèrent d’avancer encore plus loin dans la forêt. Il était déjà tard et il faisait de plus en plus sombre.
Ils arrivèrent à une maison étrange, grise avec un toit pointu et des portes ouvertes qui claquaient au vent : « clac, cloc, pan,... »
« C’est une maison de sorcières ! » dit Henri, qui s’y connaissait en matière de sorcière.
Ils décidèrent d’entrer sauf Marcel qui avait peur des sorcières. Emile rentre le premier suivi de Léon et de Henri. A peine entrés, la porte se referme derrière eux : « schclac ! »
Ils sont dans la cuisine où la cuisinière est brûlante. « Il doit y avoir quelqu’un » dit Léon. Ils entrent dans la chambre à côté de la cuisine et là encore la porte claque derrière Henri.
Une sorcière surgit dans la chambre : elle a un gros nez avec une énorme verrue dessus, elle-même dotée d’une autre verrue purulente.
La sorcière leur dit : « vous tombez à pic : ma cuisinière est chaude et je vais vous faire cuire ce midi. J’ai une faim de loup, je n’ai pas mangé depuis 8 jours ! ».
Elle se précipite sur Emile et le ligote avec des ficelles. Ensuite Léon et Henri, puis elle s’en va chercher des légumes pour compléter le repas.
Les malheureux enfants criaient, criaient mais Marcel ne les entendait pas et s’impatientait.
Emile arrive à se détacher et pense alors taper à la fenêtre pour avertir Marcel. Il grimpe sur les épaules de Léon et tape de toutes ses forces avec son poignard contre la fenêtre.
Dehors Marcel entend le bruit et repart en courant à la maison pour avertir ses parents.
Il voit Julien en premier et lui raconte l’histoire de la sorcière ; Julien lui dit : « les sorcières n’existent pas, va jouer avec tes cousins ! » Marcel va voir son papa Max qui finit par le croire.
Les 2 papas et Marcel repartirent dans la forêt vers la maison de sorcières, avec un fusil.
Arrivés à la maison grise, ils aperçurent la sorcière dans son potager : celle-ci leur dit « non je n’ai pas vu d’enfants ici « Marcel dit alors : « si si ! ils sont dans sa chambre ; regardez le poignard d’Emile par la fenêtre ! »
Les papas enfoncèrent la porte d’entrée et celle de la chambre et délivrèrent les 3 cousins.
Puis ils attrapèrent la sorcière par les cheveux, et l’attachèrent après la cuisinière toujours brûlante.
Ils repartirent tous les 6 à la maison heureux que tout se passe bien finalement.
Ils fêtèrent le retour des enfants en organisant un grand méchoui avec toute la famille et les amis.
Les enfants promirent de ne plus aller dans la forêt tout seuls.